Culture Mobile | MCD#69 – Galeries virtuelles
Galeries virtuelles
Tout en s’inspirant du travail des musées et des galeries d’art, de nouveaux sites et « curateurs » explorent la forme de l’exposition en ligne.
L’Espace Virtuel du Jeu de Paume
Depuis 2007, le Musée du Jeu de Paume, dédié à l’origine à la photographie, a ouvert les espaces virtuels de son site à de nombreuses créations conçues spécifiquement pour le réseau. Si ses archives rassemblent quelques œuvres marquantes de ces dernières années, à l’image de L’île de Paradis d’Ultralab ou la série All Over de Samuel Bianchini, le Jeu de Paume accueille aussi des expositions collectives comme Identités Précaires, Blow Up ou Form@ts, rassemblées par Christophe Bruno, ainsi que la plus récente Erreur d’impression, confiée à Alessandro Ludovico. Depuis octobre 2012, et jusqu’au printemps 2014, l’artiste, théoricien des nouveaux médias et rédacteur en chef de la revue Neural, met en lumière le phénomène de la métamorphose des médias imprimés à l’heure du numérique, à travers des œuvres de Gregory Chatonsky, Recyclism ou Julian Oliver et Danja Vasiliev, présentées sous la forme de pages interactives, de documents, de vidéos ou de simples liens.
http://espacevirtuel.jeudepaume.org/
Or-Bits.com
Depuis 2009, la curatrice italienne Marialaura Ghidini, basée en Angleterre, a lancé Or-Bits. Chaque trimestre, ce site présente une exposition inédite de travaux spécifiquement pensés pour le Web. Sa première grande qualité est d’inviter de jeunes artistes contemporains parmi les plus prometteurs de la scène internationale, dont le travail va le plus souvent au-delà du « net-art ». IOCOSE, Richard Healy, Christine Takengny, David Raymond Conroy ou Ute Pannen, pour ne citer qu’eux, y présentent des œuvres explorant le potentiel de la communication en ligne et de la rencontre entre différents médias. Mais ils vont plus loin et dévoilent sur la plateforme le processus de fabrication de leurs propres créations. Enfin, à l’aide de liens hypertextes, de fichiers PDF, d’animations GIF ou de vidéos trouvées sur les sites de partage, les œuvres interrogent les nouveaux modes de cognition de la génération Y, dont la vision du monde est désormais façonnée par son usage quotidien de la navigation, des moteurs de recherche et des réseaux sociaux.
Spamm.fr
À l’opposé du rigorisme esthétique et du minimalisme visuel d’Or-Bits, Systaime et Thomas Cheneseau ont créé le Spamm, le « Super Art Modern Museum ». Sa page d’accueil, qui détourne celle du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, évoque volontiers le cadre d’un cabinet de curiosités revisité à l’ère du hacking. Les deux artistes français ont rassemblé ici une vaste galerie de pages interactives ou de simples vidéos qui documentent le travail de leurs artistes favoris comme Jonas Lund, Miyö Van Stenis ou Emilio Gomariz, dont les créations explorent et détournent l’esthétique low tech, kitsch ou plus simplement banale du web 2.0. Mentions spéciales à la « Google Translation Song » de Wiwi Kuan ou au petit dispositif ludique du « Google Gravity » de Mr Doob qui permet de mettre sens dessus dessous la page d’accueil et les résultats du plus célèbre des moteurs de recherche.
Retrouvez certains de ces artistes sur :
http://www.culturemobile.net/artech
Devenirs numériques - Une rubrique du site Culture Mobile
Devenirs numériques est une rubrique réalisée et signée par le site Culture Mobile de la marque Orange. Son propos est de contribuer aux réflexions des numéros spéciaux de MCD.

















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