Aalto Media Factory

AALTO MEDIA FACTORY

Le Media Lab du Département Médias à l’Université d’Aalto

Interview du Professeur Philip Dean, actuel responsable du Département Médias, Directeur de la Media Factory d’Aalto et Professeur en « Gestion des Nouveaux Médias » au Département Médias de la School of Arts, Design & Architecture de l’Université d’Aalto.

Équipe de production AV de la Media Factory en train de produire des vidéos pour le web destinées à promouvoir les groupes de recherche de l’université et leurs projets. Photo: © Anna Berg

Philip Dean commence à travailler comme photographe, journaliste et éditeur  indépendant en 1993, année où il est nommé à la tête de la section développement du New Media Lab (labo des nouveaux médias) à TaiK, la toute nouvelle école de l’Université d’Art et de Design d’Helsinki, en Finlande. Aujourd’hui, le Media Lab est devenu une entité renommée du Département Médias de la School of Arts, Design & Architecture de l’Université d’Aalto (www.aalto.fi/en). Ce laboratoire offre un environnement propice à la recherche et à l’éducation orientées vers l’étude des productions, des contenus et des technologies des médias numériques, ainsi que leur design, leur développement et leur impact sur la société. Ce travail se caractérise par la collaboration entre des personnes issues d’une grande diversité de disciplines et de cultures, rassemblant des étudiants et des professionnels venus du monde entier.

Le Media Lab que vous avez mis en place en 1993 a pour mission d’explorer et d’étudier les technologies numériques et leur impact sur l’art, le design et la société. Vous êtes aussi à la tête de la Media Factory d’Aalto, qui vise à être le pendant productif du Réseau. Vous serait-il possible d’expliquer le fonctionnement du dispositif dans son ensemble ?  Aviez-vous cette vision globale dès le départ ? Et comment tout ceci est-il lié au monde de la recherche industrielle scientifique ?
À l’origine, en 1994, le Media Lab a été mis en place comme un module autonome de l’Université d’Art & de Design d’Helsinki (autrefois appelée Université d’Arts Industriels d’Helsinki). En 1998, il a acquis son statut de Département à part entière. Lors de la création de l’École d’Art & de Design de l’Université d’Aalto, en janvier 2010 — née de la fusion de l’Université d’Art & de Design, de l’École d’Économie d’Helsinki et de l’Université de Technology d’Helsinki — les départements ont été remaniés et le Media Lab a été intégré au nouveau  Département Médias. En janvier 2012, le Département Architecture (qui était alors intégré à une autre faculté d’Aalto) a rejoint notre école et l’ensemble a alors été rebaptisé « Aalto University School of Arts, Design & Architecture ».

La Media Factory est une initiative d’Aalto relativement nouvelle, une plateforme rassemblant plusieurs facultés de l’Université d’Aalto qui met à disposition des  ressources pour une activité universitaire et artistique pluridisciplinaire dans le vaste domaine des Médias. Ces « fabriques » d’Aalto ne sont pas des plateformes de production, mais simplement des unités qui cherchent à encourager une meilleure collaboration entre les facultés d’Aalto, l’industrie et la société environnantes. Lorsque le Media Lab a été lancé, en 1994, il n’existait pas encore de modèles dont nous pouvions nous inspirer. Nous étions à la pointe d’un nouveau domaine d’étude dans un contexte d’art et de design universitaire. En Finlande, nous étions des pionniers dans le développement de nos propres systèmes d’éducation et de recherche.

À l’époque, il était difficile de prédire ce qu’il adviendrait de nos efforts et c’est peut-être toujours le cas ! Avant l’arrivée d’Internet, l’industrie n’était pas en mesure de distinguer celle, parmi les nouvelles technologies numériques, qui allait avoir l’impact le plus radical sur nos vies. À l’époque, nous avions pris conscience que notre rôle consistait surtout à faire face à la « numérisation » des pratiques professionnelles dans tous les domaines liés aux médias. Nous savions que les nouvelles possibilités du numérique engendreraient de nouvelles formes de médias, de nouvelles pratiques et alliances créatives ainsi que de nouveaux modèles économiques. Les professionnels des arts visuels ne trouvaient aucun intérêt à la majorité de nos productions initiales reposant sur les nouveaux médias. Les réalisateurs se moquaient des premiers films en QuickTime dont les images animées  étaient à peine plus grandes qu’un timbre poste ! Where is the future in that? (quel  avenir pour ce genre de choses ?) demandaient-ils.

Map of Mexico 1550 (carte de Mexico 1550) est un facsimilé interactif de l'une des toutes premières cartes de la ville Mexico, une production du groupe de recherche Systems of Representation au sein du Media Lab, dirigé par le Professeur Lily Diaz. Photo: © Philip Dean

Map of Mexico 1550 (carte de Mexico 1550) est un facsimilé interactif de l’une des toutes premières cartes de la ville Mexico, une production du groupe de recherche Systems of Representation au sein du Media Lab, dirigé par le Professeur Lily Diaz. Photo: © Philip Dean

Nos premiers projets de recherche ont été développés en parallèle avec le programme du Master Médias que nous venions d’ouvrir (en septembre 1994). Notre exploration initiale se déroulait dans le cadre de la recherche appliquée, en lien avec des entreprises finlandaises. Sous l’influence de Nokia, nous avons rapidement acquis une connaissance experte des médias liés à l’ADSL et à la connectivité mobile qui prenaient de l’ampleur. Dès les premières années, nos étudiants ont également été très impliqués dans le développement de l’industrie finlandaise des nouveaux médias. Cette proximité entre notre pédagogie, notre recherche et les industries finlandaises liées aux nouveaux médias nous ont permis d’assoir notre statut de communauté orientée vers le futur, ayant un rôle crucial à jouer dans notre pays en devenant les porte-paroles du design dans un courant autrement centré sur l’ingénierie.

Dans le cadre du Media Lab et de la Media Factory d’Aalto vous privilégiez l’idée de la création d’une plateforme virtuelle au sein de laquelle le monde éducatif (étudiants, professeurs, chercheurs) peut être en contact avec des investisseurs privés tout comme des professionnels (artistes, designers, hackers, fabbers, curateurs, organisateurs de festivals et d’évènements culturels). Quelle importance accordez-vous au concept d’une plateforme ouverte qui permette de partager les projets, la recherche et les idées, où des investissements sont effectués dans des technologies spécifiques comme moyen de fomenter des projets artistiques et culturels où tous les participants et les réseaux industriels/scientifiques peuvent participer activement à la création d’une « valeur » ?
Dans le cas de la Media Factory les investisseurs ne cherchent pas forcément à s’associer à nos efforts par des actions concrètes. L’université d’Aalto est une  vaste institution qui comprend de nombreuses sections, chacune liée à des fonctions spécifiques, comme les relations industrielles, la levée de fonds, l’entrepreneuriat, le soutien de la recherche, les relations avec les anciens élèves, etc. Dans cette « fabrique », nous essayons aussi, lorsque c’est nécessaire, de créer des liens entre les étudiants et le corps enseignant. Ceci s’applique à notre département, mais aussi aux autres sections évoquées plus haut. Ainsi, par exemple, si un groupe d’étudiants trouve une idée ingénieuse, susceptible de déboucher sur un nouveau produit ou une création d’entreprise, nous pouvons les diriger vers les experts d’Aalto qui possèdent l’expérience et la compétence pouvant leur permettre d’avancer efficacement.

Cependant, nous sommes également capables de travailler de manière indépendante, comme c’est le cas pour nos collaborations avec les nombreux mouvements et organisations liés aux savoirs en accès libre, à l’open design, l’open source, etc. À notre niveau, par exemple, en tant qu’unité d’Aalto, nous avons pu rassembler toute l’expertise locale nécessaire à accueillir avec succès le festival Open Knowledge de 2012. Ainsi, la Media Factory peut être appréhendée comme une plateforme ouverte, non seulement ici, dans le cadre d’Aalto, mais aussi à l’échelle nationale et internationale. Il s’agit de permettre aux gens de réaliser des projets de qualité qui soient pertinents au regard de la mission d’Aalto : associer l’art et le design à l’entreprise et à la technologie.

Des écoliers d'Helsinki au cours d'un atelier d'une semaine consistant à concevoir un robot au Fab Lab et à la Media Factory d'Aalto. Photo: © Anna Berg

Des écoliers d’Helsinki au cours d’un atelier d’une semaine consistant à concevoir un robot au Fab Lab et à la Media Factory d’Aalto. Photo: © Anna Berg

Comment le Media Lab et la Factory d’Aalto collaborent-ils sur des projets spécifiques avec les industries et les investisseurs privés ? Au regard de votre expérience, en quoi la manière dont les projets culturels sont réalisés dans les Universités a-t-elle changé ? L’orientation des programmes et des classes dépend-elle des commandes ou de besoins spécifiques des partenaires industriels ?

C’est une question assez complexe, à laquelle on ne peut répondre de manière tranchée. En Finlande le financement des activités culturelles passe, à plusieurs niveaux, par des institutions et des agences publiques et privées. Les universités ne sont pas autorisées à postuler pour tous ces financements comme, par exemple, ceux destinés aux associations à but non lucratif. Par exemple, le Conseil finlandais des Arts offre un financement aux artistes individuels et aux groupes d’artistes, mais jamais aux universités, ni à leurs départements. Dans les domaines de la technologie, de la recherche et du développement, le financement est invariablement orienté vers l’industrie, les universités et les instituts de recherche, mais jamais vers les individus. Le financement national diffère de celui de l’Union européenne en ce qu’il soutient des démarches comme la nôtre, caractérisée par l’association d’initiatives artistiques et technologiques.

Notre approche du Media Lab a consisté à organiser notre recherche en groupes  pluridisciplinaires qui, selon l’organisme de financement qu’ils abordent, effectuent des demandes de financement soit au nom de l’université, soit en leur nom propre. Nous avons un rôle très actif dans l’enseignement doctoral de notre faculté. Notre diplôme de Docteur en Art est l’équivalent d’un doctorat classique dans d’autres domaines et comprend à la fois l’écriture d’une thèse scientifique et la production créative et expérimentale d’une œuvre d’art. Ainsi, nos groupes de recherche postulent à des financements auprès d’organismes compétents liés à la recherche, tant au niveau national qu’européen et chaque doctorant au sein du groupe peut lui aussi effectuer une demande de financement auprès d’agences plutôt tournées vers la culture pour soutenir ses productions personnelles, etc.

Le financement direct des entreprises est assez rare dans le contexte lié à la recherche qui nous intéresse, car TEKES, l’agence nationale de financement de la technologie, soutient abondamment la recherche industrielle. Dans ce contexte, les entreprises partenaires contribuent à hauteur de 20% et TEKES à hauteur 80%. Une pression croissante est également exercée sur les universités pour qu’elles couvrent une partie de leurs propres contributions. Toutefois, au regard des frais de gestion des universités, il est logique que les entreprises soient peu enclines à leur proposer des financements directs destinés à la recherche en dehors de ces programmes nationaux.

Dans le cadre de nos activités éducatives, nous n’essayons pas de travailler directement avec les entreprises, ni avec les organisations extérieures. L’échelle de leur financement est bien inférieure à celui des organismes de Recherche et Développement. Plusieurs producteurs, au sein de notre équipe, nous assistent dans l’élaboration de projets, souvent en fonction du cahier des charges d’un partenaire extérieur. Nous obéissons à des règles strictes concernant les conditions légales de ces  productions, les droits de propriété intellectuelle et autres problématiques liées à la propriété et à l’exploitation. Nos étudiants sont protégés et ces projets visent à ce que toutes les parties concernées en retirent un bénéfice, mais aussi à ce que nos étudiants puissent facilement trouver du travail une fois leur diplôme en poche. Tout au long de ces projets pédagogiques, les partenaires industriels ont un important rôle de soutien à jouer en participant à des ateliers et des séances de débriefing, etc.

QuiQui’s Magic Bounce était un projet précurseur réalisé par un étudiant au sein du Media Lab; un jeu vidéo pour les (grands) enfants, basé sur la vision, en temps réel et animé. Développé par Perttu Hämäläinen et Johanna Höysniemi en 1999. Photo: © Philip Dean

QuiQui’s Magic Bounce était un projet précurseur réalisé par un étudiant au sein du Media Lab; un jeu vidéo pour les (grands) enfants, basé sur la vision, en temps réel et animé. Développé par Perttu Hämäläinen et Johanna Höysniemi en 1999. Photo: © Philip Dean

J’aimerais en savoir plus sur la section « Funding and Project » (financement et projets). Vous avez déclaré que tout le corps enseignant et les étudiants de l’Université d’Aalto peuvent proposer à tout moment des projets liés aux nouveaux médias qui seront pris en compte. L’idée qui sous-tend le fonds de démarrage est de soutenir le genre d’activités pluridisciplinaires et novatrices qui autrement ne seraient pas couvertes financièrement par les structures budgétaires existantes à l’Université d’Aalto. D’où proviennent les budgets pour ces projets ?
En général, un nombre assez important de projets d’étude de nos programmes de Licence et de Master sont financés en interne par les budgets annuels du département et n’exigent aucun financement supplémentaire. La Media Factory a pour vocation d’aider le porteur de projets pluridisciplinaires associés aux  départements d’au moins deux facultés, des projets expérimentaux ou des projets susceptibles de présenter de plus grands risques. Par le passé, dans le cadre de leurs programmes de Licence ou de Master, les autres facultés d’Aalto ne travaillaient jamais sur des projets pratiques, inscrits dans la vraie vie. La stratégie d’Aalto insiste sur la nécessité d’accroître les collaborations inter-disciplinaires. À ce titre, le défi réside aussi dans la stratégie qui vise à créer, dans de nombreux départements, un contexte propice à des études pluridisciplinaires et qui repose sur des projets concrets. La Media Factory et la Design Factory d’Aalto encouragent les initiatives visant à accroître ce type d’études. La Media Factory réserve une partie de son budget annuel, issu du programme de financement stratégique d’Aalto, à ce fonds de démarrage destiné aux projets pédagogiques et de recherche.

Pourriez-vous décrire deux ou trois projets dans lesquels la relation entre l’industrie, les investisseurs, la recherche et les œuvres d’art peut être clairement démontrée — ceux qui, selon vous, auraient le plus grand potentiel de recherche technologique à la croisée de l’éducation, de l’art, du design, de la science et des investissements industriels — que vous n’avez pas encore développé ou qui, à votre avis, pourraient accroître leur potentiel dans l’art des médias à venir ?
Pour répondre à cette question, je préfèrerais vous donner quelques liens. En réalité, notre expérience de travail avec l’industrie dans des contextes de recherche et de création remonte à plus de 20 ans. Bon nombre de nos élèves actuels et anciens ont œuvré dans les principales industries locales (Nokia, les créateurs de jeux finlandais, etc.). Nous travaillons également avec des organismes publics, notamment ceux de la ville. Vous trouverez les Projets Media Lab Helsinki via: http://medialab.aalto.fi  — regardez dans la section « works » et explorez les liens à partir des pages des groupes de recherche. Vous trouverez aussi des exemples de projets de la Media Factory ici: http://mediafactory.aalto.fi/funding-and-projects

Sankari (Hero), production TV d'un "karaoke parlé" interactif (2003). Projet de fin d'étude réalisé au sein du Media Lab par Minna Nurminen et Petri Kola. Photo: © Philip Dean

Sankari (Hero), production TV d’un « karaoke parlé » interactif (2003). Projet de fin d’étude réalisé au sein du Media Lab par Minna Nurminen et Petri Kola. Photo: © Philip Dean

Pour finir, en quoi le rôle des professionnels de l’art (artistes, commissaires ou critiques) dans la gestion de projets artistiques et culturels change-t-il au regard de la relation croissante avec l’industrie, des systèmes de communication sociale et du développement technologique et scientifique ? Comment les programmes pédagogiques des écoles et des universités orientent-ils le changement de paradigme social  ?
Il faudrait un livre pour répondre pertinemment à ces questions ! Le concept d’ »industries créatives » est un point de départ possible à cette réflexion. Nous pourrions, et devrions, établir des distinctions entre la pratique artistique, le design, les arts appliqués, voire la recherche artistique ou celle qui est basée sur la pratique.  Il faudrait prendre en compte la multitude de contextes et de conditions et tracer la cartographie de ces champs à partir de nombreux points de vue : local, régional, national, européen, international, etc. Notre monde est de plus en plus dépendant des nouvelles technologies. Je crois qu’il devient extrêmement important que les gens, à savoir les citoyens, s’impliquent dans ce développement afin de choisir un modèle de monde futur qui leur paraisse acceptable.

De très nombreux défis restent à relever et nous savons que la technologie à elle seule n’est pas la solution. Les pires scénarios (ceux qui, par exemple, découlent des récentes révélations de Snowdon) exigent que le développement technologique et scientifique devienne un thème central de la politique des pays démocratiques de la planète. Ces dilemmes majeurs doivent clairement être abordés pour le bien des « 99% ». Les artistes, designers et chercheurs associés ont un rôle à jouer dans les débats critiques autour du développement technologique et de la mondialisation. L’existence ou les exigences d’efforts de la part des professionnels de la création et des universitaires associés concernant les initiatives de recherche stratégiques, à l’échelle nationale et dans l’Union européenne, sont absolument cruciales si l’on souhaite éviter des politiques de développement et des réalisations ouvertement technocrates.

Par exemple, je crois que les principales écoles d’art et de design à travers le monde devraient s’employer à faire face aux défis du moment et s’assurer que leur  pédagogie prépare les futurs diplômés à affronter les défis du monde réel. Depuis quelques années, la Cumulus International Association of Schools of Art & Design (Association internationale d’écoles d’art et de design), dont nous sommes l’un des membres fondateurs, agit comme un forum global pour soulever l’ensemble de ces questions.

interview par Marco Mancuso
publié dans MCD #74, « Art / Industrie », juin / août 2014

 

> http://mlab.taik.fi
> http://mediafactory.aalto.fi

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AUTEUR

Laurent Diouf had written 437 articles for Magazine MCD