accès)s( # 17 machines sensibles

festival accès)s( # 17
machines sensibles

Le festival accès)s( vient de se poser à Pau et sur la commune voisine Billère, jusqu’au début décembre. Pour sa 17ème édition, cette manifestation est placée sous le signe des machines sensibles.

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Si le terme « robot » est soigneusement évité au profit de cette terminologie, c’est pour mieux jouer sur la sensation d’identification, d’empathie, de sensibilité donc, que peuvent suscitent certaines machines répétant inlassablement les mêmes tâches, tournant en rond jusqu’à l’absurde, s’offrant comme la métaphore ultime de « la condition de l’homme moderne »…

Selon le principe cher à ce festival, c’est un commissaire invité qui élaboré l’exposition-titre : cette année, c’est l’artiste Christian Delécluse s’est prêté au jeu. Pas de créatures humanoïdes donc, mais une multitude de petits dispositifs mécaniques, d’installations bricolées et d’objets recyclés.

Parmi les artistes sollicités, on mentionnera Zaven Paré et son meccano souffrant de ballonnements électroniques (The spleen 2.2), le combat de deux boîtes en bois orchestré par Robertos Feitas (Cedro vs Caxeta), la mise en scène de l’obsolence « programmée » par Benjamin Gaulon (Refunct Modular) ou bien encore le cadavre exquis sous forme d’une fresque en mouvement de Loïc Pantaly (Panoeuptique).

En complément, une deuxième exposition intitulée Machines Utopiques, qui se tiendra jusqu’au 28 octobre, permettra à de jeunes artistes et designers de montrer leurs projets qui font suite à des résidences à la Gaîté Lyrique et au Bel Ordinaire l’été dernier. Ils  présentent des machines tantôt sophistiquées, tantôt low-tech, intégrées dans la vie de tous les jours ou purs objets de désir. Des machines utopiques qui révèlent ou extrapolent la relation que nous entretenons (ou que nous pourrions entretenir dans le futur) avec les machines. Certaines à l’état à l’état de projet, d’autres devenues réelles et fonctionnelles.

Une réflexion autour de cette thématique sera relayée par des conférences de philosophes, historiens de l’art, roboticiens qui abordent la place grandissante des machines dans notre société, les progrès de la robotique et des intelligences artificielles, et le regard que portent les artistes sur ces sujets. À cela s’ajoutent quelques ateliers consacrés au circuit bending et à la programmation de robots.

Enfin, plusieurs performances viendront ponctuer le festival, à commencer par Con Grazia de Martin Messier accompagné de la danseuse et chorégraphe Anne Thériault qui se livreront à un jeu de massacre musical. Avec La capture de l’inaudible, Matthieu Saladin s’interrogera sur les sons qui passent à la trappe lors de la compression d’un fichier audio au format MP3. Dans une libre improvisation dont il a le secret, Pierre Bastien utilisera des instruments oubliés et tout un théâtre d’objets et de dispositifs parfois improbables (Quiet Motors). Pour finir, Krikor et In Aeternam Vale devraient emmener le public vers les terres sombres d’une techno post-industrielle.

Machines sensibles, exposition jusqu’au 9 décembre, entrée libre et gratuite du mercredi au samedi, au Bel Ordinaire à Billère (Pau).
Festival accès)s( > https://acces-s.org/

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AUTEUR

Laurent Diouf had written 436 articles for Magazine MCD