Gabey Tjon a Tham expose à Stereolux

En deux mouvements, simultanément cinétique et optique, l’artiste nous convie à un voyage hypnotique et tangible. Les simples lois de la physique, incarnées avec leurs évidentes précision et complexité comme avec leurs aléas, constituent cet étrange ballet organique, générant des phénomènes presque naturels, propices au songe et à la contemplation. Du vendredi 2 juin au dimanche 25 juin 2017.

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Formée à l’Académie royale des arts et au Conservatoire royal de La Haye, la Néerlandaise Gabey Tjon a Tham n’est pas une scientifique stricto sensu, comme l’espace d’exposition de Stereolux a pu en accueillir parfois. Et pourtant, les œuvres qu’elle crée font appel à des lois physiques fondamentales, inspirées de comportements et de modèles observés dans la nature.
Depuis 2012, cette jeune artiste prometteuse explore les relations entre l’humain, la nature et la technologie à travers des installations sensorielles intégrant différents matériaux. Basés à la fois sur le mouvement, la lumière et le son, ses ballets de sculptures mécaniques et organiques relèvent de l’expérience intime, et ne se dévoilent complètement qu’au bout de plusieurs minutes d’immersion – et même après coup, par un effet de persistance visuelle, voire auditive.

))))) Repetition at my distance

Noir complet. Seize tiges lumineuses bleues oscillent à une vitesse aléatoire, au sein d’un espace cubique, et répondent à des impulsions mécaniques rotatives. Le dispositif n’est pas sans rappeler Tripwire, l’une des premières expositions de la plateforme numérique de Stereolux, en 2012. À ceci près qu’ici, il ne s’agit pas d’une projection : les longs fils luminescents imaginés par Gabey Tjon a Tham sont bel et bien parcourus de lumière. Cette installation lumino-cinétique et sonore se veut une interprétation subjective du voyage du son à travers l’espace. Les tiges, en tournant sur elles-mêmes, créent des motifs à chaque fois uniques, comme les feuilles d’un arbre remuant au gré du vent. Elles livrent un spectacle hypnotique, tel un ballet organique, entre nature et mécanique.

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AUTEUR

Muriel had written 234 articles for Magazine MCD