Scopitone

cultures électroniques et arts numériques

Le rendez-vous international des arts numériques et des musiques électroniques organisé par Stereolux à Nantes aura lieu du 9 au 19 septembre. Cette 19e édition est portée par Hyper Nature, soit près d’une vingtaine d’installations qui reflètent les préoccupations et actuelles. En premier lieu, l’urgence climatique et les questions liées à l’environnement.

Les plantes sont au centre de plusieurs dispositifs. Au travers de son installation qui mêle vidéo et réalité augmentée, Elise Morin cherche à percer le secret de la résistance à la radioactivité de certaines plantes (Spring Odyssey). Mené en collaboration avec des biologistes de la NASA, que le sujet intéresse en vue de futures conquêtes spatiales au long cours, ce projet se base sur la végétation de la fameuse forêt rouge qui borde Tchernobyl…

Sabrina Ratté a élaboré un conservatoire virtuel où l’on entre-aperçoit des échantillons d’espèces végétales disparues (Floralia). À l’heure où les occidentaux obèses ou végétariens se gavent de spiruline (initialement élaborée pour combattre la malnutrition au Sahel, faut-il le rappeler), l’installation de Cécile Beau intitulée Soleil Vert se passe de commentaires…

Le phénomène des cryptomonnaies est mis en scène par Anna Ridler avec Mosaic Virus qui met en parallèle les données de 10000 tulipes (qui renvoient au premier crash spéculatif de l’histoire au XVIIe siècle aux Pays-Bas) avec les fluctuations du Bitcoin. Justine Emard fait le lien entre les abeilles et la fragilité de notre écosystème avec une installation basée sur un système de machine learning (Supraorganism). Le duo HeHe illustre simplement, mais efficacement, l’asphyxie qui menace notre planète en projetant de la poussière fluorescente sur un globe terrestre en mouvement (Laboratory Planet II).

Barthélemy Antoine-Lœff a recréé en miniature un glacier artificiel (Tipping point). Une illustration de la disparition de celui d’Okjökull, en Islande en 2014 ; premier glacier évaporé suite au réchauffement climatique dû aux activités humaines. L’eau (Laura Colmenares Guerra), la pollution lumineuse (Pepa Ivanova) ou bien encore les mouvements électro-magnétiques (Claire Williams) sont, entres autres, aussi mis en avant.

Pour les performances et le volet musical, on note en particulier la présence de Tim Hecker, Bird Signals For Earthly Survival, Para One, Alex Augier & Heather Lander, High Tone… Ateliers, ciné-mixes, workshops et rencontres complètent cette programmation.

> du 09 au 19 septembre, Stereolux, Nantes
> https://www.stereolux.org/scopitone-2021

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