Antoine Schmitt

double exposition

Rentrée chargée pour Antoine Schmitt avec deux expositions en parallèle, sans compter ses œuvres que l’on peut encore voir au Havre (La Sprite, dans le cadre festival Un Été Au Havre) et à Poitiers (Cascade Series pour L’Atelier des mémoires vives et imaginaires).

La première, Movement Of The Pixel, est une rétrospective qui se tiendra à la Galerie Charlot, du 8 septembre au 31 octobre. Ingénieur-programmateur, Antoine Schmitt se tourne vers l’art numérique, sous influence de la cinétique et de la cybernétique, à la fin des années 90.

Cette exposition regroupe donc 25 ans de créations d’Antoine Schmitt autour des processus du mouvement. Les œuvres génératives présentées, minimales et abstraites, en perpétuel mouvement, toujours similaires, toujours différentes, incarnent chacune une situation, un système, un mode d’être.

Dans ces oeuvres minimales et abstraites, les mouvements infinis des formes élémentaires, pixels, lignes, carrés […] recréent à l’écran des processus inspirés du réel, des particules élémentaires, des masses du cosmos, des foules d’humains, des noeuds psychiques, des mouvements du corps, ou encore de systèmes issus de théories psychanalytiques, philosophiques, scientifiques, ou sociologiques.

Cette exposition est un aperçu scintillant de ses créations et de sa démarche artistique qui s’étend aussi au-delà, s’incarnant également dans des installations monumentales, des performances, des concerts audiovisuels, en solo ou en collaborations.

La deuxième, Être Machine, présente 4 nouvelles créations au Centre d’Art Les Églises de Chelles, du 11 septembre au 07 novembre. Ici, pas de pixels qui virevoltent sur écran, mais d’étranges appareillages.  

Des sculptures physiques : lumineuses, dynamiques, génératives et/ou interactives de grande taille qui tranchent singulièrement avec l’univers artistique d’Antoine Schmitt. Des machines “émancipées” qui semblent avoir réalisé quelques prophéties de la science-fiction, mais sans sombrer dans le transhumanisme…

Comme le souligne Antoine Schmitt, en introduisant des entités artificielles radicalement autres par leur être au monde propre, cette série d’œuvres propose explicitement des manières différentes d’être vivants dans le monde même que nous habitons, des manières différentes de nous voir nous-mêmes à travers leurs sens, leurs interprétations, leur subjectivité, leurs vécus.

Elles portent un regard sur nous, et cette exposition propose de porter un regard différent sur elles, et par là même porter un regard différent sur le monde et sur nous-mêmes. En ces temps à la fois de replis identitaires et de recompositions de nos rapports au vivant, Être Machine ouvre les possibles d’une altérité encore plus radicale.

> exposition Movement Of The Pixel (rétrospective)
> du 08 septembre au 31 octobre, Galerie Charlot, Paris
> https://www.galeriecharlot.com/

> exposition Être Machine (créations)
> du 11 septembre au 07 novembre, Centre d’Art Les Églises, Chelles
> https://www.chelles.fr/

> Antoine Schmitt
> https://www.antoineschmitt.com/

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