Panorama 23

Par les rêves…
Le rendez-vous annuel de la création au Fresnoy – Studio national

Nous n’avons pas fini de rêver. Pour le plus grand bonheur des psy et des artistes. Pour le malheur du temps… Le rêve, ou plutôt les rêves structurent la thématique du 23e rendez-vous annuel de la création du Fresnoy – Studio national qui se tiendra cet automne jusqu’à la fin de l’année. Ce qui vous laisse le temps, justement, de re-lire Le temps et le rêve de JW Dunne…

Gregor Božič, Monuments aux arbres tombés. Installation, 2021. © Gregor Božič

Comme le souligne Olivier Kaeppelin, commissaire de l’exposition, les films ou les installations de Panorama 23, utilisant le dessin comme l’art électronique, la sculpture, comme la réalité virtuelle, la théorie comme la poésie, ne cèdent jamais aux complaisances de l’idéologie, pour mettre en crise le monde avec lequel ils “débattent”. Ils se démarquent des discours rhétoriques et des slogans. Ils se détournent de cette économie du sens pour nous proposer de penser “par le rêve”. Ils côtoient, avec une grande liberté, les utopies littéraires ou scientifiques.

Les propositions artistiques se structurent sur quatre modalités. En premier lieu dans des face-à-face avec la présence humaine [où] le regard suit une ligne horizontale. […] Ils sont présents dans les photos, les dessins, les vidéos, les peintures, les performances ou ils nous échappent déclinés dans de multiples dimensions de l’espace grâce aux créations numériques.

Certaines invitent le regard à se lever sur le lointain. Dans d’autres travaux, la vision s’élève, se perd… C’est l’univers des fosses océaniques, des sonars, des réseaux ou encore de la fascinante matière noire. D’autres encore supposent un présent non-observale, théorique, présupposé par la mémoire des archives, les “datas”, les modélisations, le calcul. Il est le fruit d’hypothèses conceptuelles, grâce à des jeux entre des cellules imperceptibles, entre les ondes et les particules. L’intrigue se manifeste par des cartographies, des encodages, des saisies systémiques ou des suppositions mathématiques.

Isabella Hin, Fight or Flight. Film, 2021. © Isabella Hin

Exposition avec Amélie Agbo, Judith Auffray, Guillaume Barth, Moufouli Bello, Olivier Bémer, Younes Ben Slimane, Santiago Bonilla, Ghyzlène Boukaïla, Gregor Božič, Alice Brygo, Emanuele Coccia, Anaïs-Tohé Commaret, Guillaume Delsert, Juliette Dominati, Vincent Duault, Rony Efrat, Elliot Eugénie, Joan Fontcuberta, Faye Formisano, Charles Fosseprez, Dora García, Julián García Long, Vera Hector, Isabella Hin, Che-Yu Hsu, Dorian Jespers, Olivier Jonvaux, Yongkwan Joo, Lina Laraki, Samuel Lecocq, Lefebvre Zisswiller, Lou Le Forban, Gohar Martirosyan, Kendra McLaughlin, Joachim Michaux, Magalie Mobetie, Lou Morlier, Toshihiro Nobori, Daniel Peñaranda Restrepo, Laure Prouvost, Chuxun Ran, Céleste Rogosin, Stéphanie Roland, Anhar Salem, Inès Sieulle, Marie Sommer, Ana Elena Tejera, Guillaume Thomas, Louise Tilleke, Minh Quý Truong,  Janaïna Wagner, Agata Wieczorek, Malte Zander, Yunyi Zhu

Il est précisé que le premier étage de la grande Nef du Fresnoy sera, durant l’exposition un lieu d’ateliers, de lectures, de discussions de convivialité et de partage…

> Panorama 23, le rendez-vous annuel de la création au Fresnoy – Studio national
> du 24 septembre au 31 décembre, Le Fresnoy, Tourcoing
> https://www.lefresnoy.net/

Daniel Peñaranda Restrepo, Ciuda sin sueño (titre provisoire). Film, 2021. © Daniel Peñaranda Restrepo

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